Là où il y a une volonté, il y a un chemin

mercredi 27 août 2008

CR Embrun08: neige du 15 août

Préparatifs…

Arrivée le samedi à Embrun après une nuit de route. Petit lej avec Damien & Céline, puis un petit tour dans le lac avec Damien histoire de se réveiller et se dégourdir avant de manger et une bonne sieste pour un petit enchaînement vélo avec la côte de Chalvet et le tour du lac en course à pied.
Dimanche : boucle vélo de l’Izoard et ses 120 km en 5h par un beau soleil, où beaucoup de triathlètes ont aussi décidé d’aller rouler (sauf que beaucoup sont partis entre Guillestre et Arvieux).
Lundi, début des arrivés au compte goutte… Philippe, Thierry et Laurence… Alors mardi boucle des Méans en vélo avec Philippe & Thierry début de l’Embrunman et parcours vélo du CD avec un petit enchaînement de cap à 12 kmh.
Puis mardi, Alexandre pour le long et mercredi Edouard pour le CD, complètent notre appart. Egalement Jérome et Mélanie font une pause à Embrun sur la route du retour des vacances.
Programme : glandouille ensemble sur la plage du départ au bord du lac, collage de mes boyaux pour Thierry et Philippe qui s’acharne pour que mon vélo brille comme jamais !

Jeudi 14 : dépôt du vélo avec les lightweigths et les boyaux neufs. Les prévisions météos ne sont pas clémentes aussi bien sur le tel portable de Thierry que à la télé comme me le dit Raphaël avec de la neige annoncée en montagne le 15 aôut… : - (

The EmbrunMan day (vendredi 15 août).
3h50 : réveil, ouverture des volets dans la nuit, le ciel est couvert, à peine sortie mon gatosport du four qu’il se met à tomber des trombes d’eau (c’est pas du goutte à goutte !). Entre deux bouchées de gatosport, le choix des roues carbones n’est plus très cool. Décision alors de changer les roues pour prendre les neutrons, sauf que besoin de mettre un pneu neuf et il faudra changer les patins de frein dans le parc à vélo. Grâce à la dextérité d’Alexandre le pneu est changé en 3 minutes (moi il me faut au moins 30 minutes, les GP4000 sur les neutrons c’est raide raide raide…).

5h00 : par miracle il ne pleut presque plus, départ avec Alexandre, tout notre bordel (incluant coupe vent manche longue sur le dos) et une paire de roue avec les patins à changer. Arriver dans le parc à vélo recouvert en grande partie de 2 à 4 cm d’eau.
Changement des patins dans la pénombre du parc à vélo pas trop bien éclairé. L’ambiance en plus d’être calme comme l’année dernière, la confirmation de la neige dans l’Izoard et des prévisions de pluie et d’orage au micro laisse planer un froid glacial dans les esprits. Philippe est venu récupérer les lightweights. Préparation des affaires vélo et course à pied dans des sacs poubelles afin que ça ne prennent pas l’eau, et tant pis pour y perdre quelques minutes lors des transitions. Tout le bordel est placé ainsi en vrac dans la caisse sur la chaise de jardin afin de ne pas baigner dans l’eau. Pas possible de scotché quelques barres et gels sur le cadre mouillé tout sera dans les poches de la veste vélo.

5h50 : les filles partent et 5h00 : départ de 1000 pingouins… Un départ calme sur l’arrière à gauche… Une natation gérée cool. L’objectif étant d’enfin courir un marathon complet, après les divers problèmes lors de Embrun07 et Nice08. Sortie de l’eau en 1h08 (contre 1h05 à Embrun07 et 1h10 à Nice08).

Transition un peu longue le temps de sortie le bordel vélo du sac, et un mal de chien à enfiler mon sous-vêtement technique sous la veste vélo manche courte.

Vélo (188km pour 3700m de dénivelé et non 5000m comme annoncé parfois) : il fait beau et la route commence à sécher, presque de quoi regretter ne pas avoir les lightweights, mais peut importe le choix fait est forcément le bon ! Rond point des Orres (toujours la même foule de chaque côté de la route),
Guillestre, Arvieux, je suis dans le même temps qu’en 2007 à moins d’une minute prêt alors que j’avais décider de rouler plus cool (façon cyclotouriste). Point positif par rapport aux polémiques des années précédentes, les bidons sont quasi plein d’eau, ce qui est une excellente chose. A Arvieux au ravito dans un moment de déconcentration je jette mon grand bidon à moitié plein de malto+hydrixir au lieu du petit bidon vide d’eau, sans conséquence avec ma dosette de poudre et avec les conditions météos qui nous attendent pas besoin de beaucoup d’eau pour les derniers 13 km d’ascension ! A Arvieux vers l’Izoard il y a des nuages… A case déserte, début d’une petite pluie avec du vent qui se transforme vite en grésil qui fouette la peau, je continue jusqu’au sommet en maillot manche courte avant de mettre mon coupe vent.
Au sommet de l’Izoard, je récupère mon ravito perso, les bénévoles sont déjà congelés et ont bien du mal à résister à la neige qui va arriver quelques temps après. J’ouvre avec difficulté le sac tendu les mains engourdies par le froid : ce n’est pas le bon ! Mxxxx ! Je le rapporte pour avoir le mien, je mets tant bien que mal les sandwichs et bouteilles de vichy st yorre dans mes poches et enfile mon coupe vent pour descendre sous la pluie et une route bien mouillée. Là je suis content de ne pas avoir les roues carbones ! Je n’ai pas froid au corps mais je sens que mes jambes sont en train de devenir des bouts de bois et que les articulations des genoux vont se bloquer… sensation désagréable ! Après le village de Cervières la route est sèche et il fait meilleur, les premiers tours de pédale dans les faux plats sont dures mais les jambes se réchauffent assez vite.
Briançon : il faut chaud (effet de foëne), j’enlève le coupe vent et mange mes petits pains au lait – jambon… Ca sera de courte durée, rapidement le froid et la pluie reviennent et je renfile mon coupe vent pour les 2h30 de vélo qu’il reste à faire. La traversée de l’Argentière se fait sous un déluge, on roule dans quelques centimètres d’eau (un gars en train de s’arrêter en déchaussant tombe comme une crêpe sans gravité !), et dans le retour le vent de face permet de bien prendre la flotte froide en pleine tronche !
Cote de Pallon, courte accalmie, la montée du 1.5 km à 12 – 13% est quasiment agréable, et permet de se réchauffer, les jambes sont bien c’est de bonne augure pour la suite.
Le passage le long de l’aérodrome vers Guillestre est un enfer, vent de face fort et pluie froide forte, je suis scotché sur le plat à 25 kmh et me fait déposer par un petit groupe de 4 gars qui roulent en paquet et ne jouent pas vraiment no drafting !
Route en balcon avec des moments à l’abri mais le froid aux mains fait que de la main gauche je n’arrive plus à changer de plateau.
Arrivée sur Embrun, au loin on distingue une éclaircie ! Enfin ! Passage du pont neuf et dans la montée Philippe et Edouard ont l’air congelé sur le parasol-parapluie d’un signaleur qui leur a offert l’abri. Dans la montée de Chalvet la pluie s’arrête et je découvre alors les montagnes autour d’Embrun recouverte d’un peu de neige ! Le froid était donc pas simplement dans la tête !

Arrivée au parc à vélo après 7h15, les 8 minutes par rapport à 2007, correspondent au temps perdu avec la pluie dans les descentes et au sommet de l’Izoard au ravito. Mais malgré le froid, musculairement je sens que je suis plus frais que l’année dernière… de bonne augure pour le marathon.

Damien, Jérôme, Céline et Mélanie sont réveillés… Changement complet pour enfiler la tri-fonction et les chaussures bien sèches dans le grand sac plastique.

Marathon : 42,195 km et D+420m
Je parts à grosso modo 12kmh sur le plat qui est la vitesse de croisière choisie… qui sans arrêt fait un marathon en 3h30, cohérent avec les 3h00 que je dois potentiellement pouvoir faire sur marathon sec. Evidemment dans les montées la vitesse étant plus basse… on devrait être dans les 4h00 avec les arrêts ravito et autres besoins en « i » et « o » compris.
Les deux tours se passent sans encombre, toujours bien, à chaque ravito le cocktail verre coca + verre d’eau. Dans les parties les plus raides sur 5 à 10 m je marche histoire de ne pas durcir les jambes (et augmenter le risque de crampe). Toute la bande des supporters est prêt du restau/bar où l’on passe deux fois par tour pour aller du lac à Embrun et de Baratier au lac. Au alentour du 20ème km je ne vois plus le marquage des kilomètres et je ne sais pas trop où j’en suis, le temps au kilo étant un bon indicateur de l’allure. Lors du deuxième passage le long de la Durance, je tente une accélération sur 1 km et ça passe, mais j’attends d’être remonté à Baratier pour essayer d’accélérer sur le retour descendant sur Embrun et le dernier tour de lac. Sauf que l’accélération est en fait un maintien de la vitesse et c’est déjà assez dur et les derniers km du tour du lac sont fait à 11 kmh seulement. Je reste concentrer jusqu’au km 42, ayant eu des crampes terrible au km 41 l’année dernière. Je sprint dans les derniers 200m pour la forme ! Marathon en 3h55. Ouf !


Temps total : 12h34 et 161ème au classement général.
Un bon massage, et vite à la douche car avec la tri-fonction humide, la fatigue et la fraîcheur de fin de journée pas question de traîner dans la zone d’arrivée.

Bilan :
Cette fois la gestion de l’alimentation était bonne, peut être simplement un peu trop bu au regard du nombre d’arrêts sur le parcours… ce qui doit faire au moins 8 minutes de perdu.
J’ai cherché à être jamais dans le dur et toujours être le plus souple possible tout au long de l’épreuve, ce qui a de positif de ne jamais subir la course.
Avec des « si », j’aurai peut être pu nager, rouler et courir un peu plus fort… mais on verra cela l’année prochaine !

Récupération : très bonne, malgré les 7h de voiture pour rentrer dès le lendemain, calendrier oblige avec les locations samedi-samedi.

Pour finir pas très original, mais sans tous les encouragements et les bénévoles dévoués ça seraient sacrément tristoune ! Et cette année, avec les conditions météos pour ses 25 ans, l’Embrunman a bien défendu sa réputation et le mythe qui l'entoure.

Prochaine étape: Monaco le 7 septembre pour aller user de la gomme!

dimanche 17 août 2008

Embrun08: enfin un marathon!

Après une édition 2007 sous la canicule, passage de l'Izoard dans des conditions hivernales: froid, vent et grêle, et même neige pour certains!
vélo préparé par Thierry & Philippe!

Résumé court en attendant le résumé long de cette longue journée...

Natation sans requin dans un paquet de plus de 1000 pingouins, souple en 1h08.

Un vélo au sommet de l'Izaord dans le même temps vélo qu'en 2007 à moins de une minute prêt. Puis perdu quelques minutes à récupérer mon ravito au sommet et laissé quelques minutes dans les descentes histoire de rentrer sans égratignures...
Grêle dans la fin de l'Izoard, orage avec grosse pluie froide à L'Argentière et le passage de l'aérodrome de Guillestre dans le vent et la pluie froide jusqu'à Embrun. Bilan dans les 7h15 avec de bonnes jambes malgré le froid.

Une course à pied au frais sans pluie dans de bonnes conditions, les sommets autour d'Embrun sous la neige... tenu la course à pied assez régulier sur les 42.195 km enfin!!! Avec les arrêts techniques en "i" et "o", les deux boucles et ses 420m de D+ en 3h55.

Total: 12h33 et 161ème au scratch.

vendredi 8 août 2008

Embrun08:J-7 : 7 heures + ???

En ce 08/08/08, ouverture des JO de Pékin, c'est plutôt le 7/7/7 et non le 777 pour partir vers des iles paradisiaques glandouiller sur la plage, mais :
7 heures de route si tout va bien pour faire Montrouge - Embrun cette nuit entre les deux vagues de départ,
pour aller faire dans 7 jours l'EmbrunMan08,
où j'espère mettre guère plus de 7 heures pour faire les 188 km de vélo,
... et je ne sais combien de temps pour faire les six fois 7 kilomètres de course à pied,
qui m'attendent avec impatience!

Le temps au marathon ??? est vraiment une inconnue, après les 4h50 à Embrun07 et les 5h30 à Nice08 pour des raisons et problèmes différents. Je dirai peut beaucoup mieux faire, je pensais cela avant Nice mais à Nice j'ai fait pire!...

L'autre inconnue est la météo qu'il faudra gérer, prévision encore lointaine mais qui change tous les jours... Let's wait and see!

Merci à vos messages d'avant départ... et merci aux supporters (même si surement comme d'hab pendant la course à pied je tirerai la tronche!).

Rendez vous sur ce site entre le 16 et le 18 pour la petite histoire de la longue journée du 15 aout 2008 dans l'Embrunais et son beau pays!

Good luck aux stars et anonymes du 15 aout!

et svp ne lâcher pas les requins dans le lac avec les triathlètes à 6h du mat entre les deux vagues de départ, c'est vraiment pas sympa pour les cachalots!

dimanche 3 août 2008

L'Izoard'08: vue à 11 jours

Dans 11 jours, après 3.8 km à faire deux ronds (ou plutôt deux triangles) dans le lac d'Embrun, et quelques heures de vélo, cela sera le moment de crapahuter au point culminant de l'EmbrunMan... la ligne droite de Brunissard dans les prairies (pour rappel ligne droite ne veut pas dire route plate!), puis quelques épingles à cheveux dans la foret, puis la route s'ouvre sur une courte descente et la Case Déserte pour voir au loin le col avec ses derniers kilomètres et virages qui remontent...

Vue de dessus de Brunissard à Case Déserte

Vue classique sur la Case Déserte

Voici une vue du dessus du passage de Case Deserte

Avant le petit bout de descente, il y a toujours plein de voitures de garées... En cas de gros coup de chaud, posez le vélo sur le dos et après une petite heure de marche, voici un petit lac bien paisible...


Maintenant, la préparation est terminée, et y a plus qu'à arriver en forme sur la ligne de départ à 6h00 du mat avant le lever du soleil... et espérer qu'un requin ne se cachera pas dans les 1000 combis du départ!!!!


Pour la préparation entre IM Nice et Embrun, un peu d'inspiration de la prépa de Patrick Bringer entre Nice et Embrun l'année dernière dans l'article du numéro 19 de TriMag :

- 2 semaines de récupération avec juste des petites sorties vélos
- la Marmotte (récup pas complète en fait qui s'est fait sentir dans la montée finale de l'Alpe d'Huez après 13 jours)
- une semaine de repos supplémentaire
- une semaine d'entrainement intensive à Embrun avec de la chaleur (36h)
- une semaine avec de nombreux entrainements courts après 2 jours de repos (impasse sur le triathlon de l'Alpe d'Huez afin d'éviter la fatigue d'un voyage de plus)
- une semaine plus cool
- il reste deux petites semaines cool d'ici le 15 aout, avec départ direction Embrun samedi 9!

jeudi 31 juillet 2008

Juin & Juillet 2008

Bilan Juin... 55h00
Natation: 10h00
Vélo: 31h00 et 980 km
CàP: 13h00 et 142 km

Bilan Juillet... 73h00
Natation: 12h00
Vélo: 48h00 et 1275 km
CàP: 13h30 et 149 km

Un mois de mai léger, avec la dernière ligne droite de la préparation de Nice, l'IM de Nice (qui fait bien baisser la moyenne en CàP!!!!), puis la récupération.

Un mois de juillet, avec un début en fin de récupération, la cyclosportive la Marmotte le 5 juillet, suivi de une semaine assez cool de récupération, ayant noté que j'avais pas complètement récupéré le jour de la Marmotte de Nice (13 jours entre les deux).

Puis dans la deuxième quinzaine de juillet, en vue de la préparation de Embrun'08, une semaine d'entrainement à Embrun, avec donc du volume (36 heures) suivi d'une semaine sur Paris assez chargée également avec le beau temps chaud.


Bilan Total période Janvier - Juillet... 452h00
Natation: 81h00
Vélo: 260h00 et 7365 km
CàP: 84h00 et 1000 km

Par rapport à la même période en 2007: 70h d'entrainement en moins!
- principalement du à 40h de natation en moins (sachant mieux nager maintenant!... même si pas encore à l'aise dans la bagare!).
- 65h de vélo en moins, car hiver plus mauvais, et beaucoup moins de week-end cyclosportives avec séjour en montagne consacré à rouler.
- mais 10h de CàP en plus en 2008.
- et également 20h d'activité hivernale en plus en 2008: ski de fond, raquette!

jeudi 24 juillet 2008

Marmotte 08: crevé et crevé!

Pas très content de la Marmotte 2008, même si moins catastrophique que l'IM de Nice, voila pourquoi un retard de presque trois semaines à raconter cette longue journée de vélo!

Le programme: Bourg d'Oisans, Le col du Glandon (alt 1924m), le Télégraphe (alt 1566m), Valloire, le Galibier (alt 2646m), le Lautaret (en descente), Bourg d'Oisans, l'Alpe d'Huez - 176 km pour 4800m de dénivelé.

Ce fut au moins un long week end sympa et convivial, avec la bande des belges du Team Mailleux, leur recrue frenchy avec Olivier, Julien des Vosges... et j'avais embarqué Christophe triathlète dans l'aventure. Camp de base quartier des Bergers à l'Alpe comme d'hab.

Arrivée le jeudi avec une météo catastrophique: froid, pluie et grêle comme la montagne peut nous offrir (ça rappelle les conditions météos triathlon de l'Alpe d'Huez 07!).

Vendredi, beau temps: occasion de faire une petite sortie en groupe entre l'Alpe, Bourg d'oisans et la montée par Alémont.

Vendredi soir: arrivée de Nicolas depuis Annemasse. Une soirée pasta et riz au lait!


Samedi: the Marmotte day: beau temps de prévu: OUF!
Rendez vous comme d'hab à la station service, où on retrouve Franck et Alex, passage de bidons et des vêtements chauds utilisés pour la descente de l'Alpe...

Départ comme d'hab, ça roule entre 45 et 50 kmh, mais moins nerveux que l'année dernière, bilan en prenant un trajet plus court on aurait presque du retard sur le temps de passage au pied de la croix de fer!
Montée de la croix de fer: bien, je suis dans le même temps que 2007 au sommet du Glandon avec une minute d'avance.
Les premiers rayons du soleil dans les derniers km avant le Glandon sur la route de la croix de Fer

Descente du Glandon : je me chope des crampes dans les cuisses: je ne comprends rien au pourquoi de ces crampes! Déjà que la descente avec les Lightweight est moins confortable... Y avait pas besoin de cela!

Dans la vallée de la Maurienne, je me retrouve seul, récupère mes deux bidons donnés à Alex, et enfin un groupe arrive pour aller jusqu'au pied du Télégraphe, mais ça roulote et personne ne veut rouler. Au pied du Télégraphe je suis à la minute près dans le même temps qu'en 2007!

Je monte le début du Télégraphe cool, me fait lâcher par le groupe mais peu importe ça ne servira pas à grand chose jusqu'au sommet du Galibier. Les cuisses sont un peu raide (reste des crampes) mais je monte le Télégraphe comme en 2007. Puis Valoire et le ravito avant la belle grande vallée jusqu'à Plan Lachat. Dans ce bon "faux plat" je suis un peu scotché jusqu'à ce que j'entende un "pshitt" à 12kmh et ma roue à vent à plat! Première crevaison avec des boyaux. Je m'exite avec le pit-stop (bombe anti-crevaison) sans succès, et au bout d'environ 10 min alors je change le boyau et regonfle... Eric arrive et s'arrête, il n'aime pas la montée mais il s'amusera plus tard dans la descente! Je repars bilan 15 minutes de perdu. Je n'avais pas besoin de cela!

Puis la montée du Galibier où après Plan Lachat, il n'y a que le pourcentage qui s'accélère et le compteur ne s'affole pas :o).
Le dernier km du Galibier après le tunnel encore un peu de neige sur le bord de la route: ça grimpe!!!!

Au sommet, j'ai 2 à 3 minutes de retard de plus sur l'horaire 2007. Remplissage des bidons au ravito histoire de d'avoir le plein pour aller jusqu'au sommet de l'Alpe.

La grande descente, jusqu'au Lautaret, je suis prudent dans les courbes et virages avec mon boyau avant qui n'est pas collé.
La descente du Galibier avec les Glaciers des Ecrins de la Meije en arrière plan.

Puis la longue descente du Lautaret vers Bourg d'Oisans, je me retrouve assez seul et pas de groupe qui vienne et se forme à part tout à la fin. Je me retrouve avec une roue dans la mienne dans les longs faux plats où il faut pédaler mais il s'agit d'une féminine alors je roule résigné! Elle finira deuxième féminine sur le podium...

Pied de l'Alpe, pas s'énerver dans les 3 premiers kilomètres, ...sauf que ça ne s'énervera jamais et après avoir eu le boyau crevé, cette fois c'est moi qui suis crevé!!!!! Là c'est surement les 13 jours depuis l'IM Nice qui n'ont pas été assez réparateur... La montée de l'Alpe fut donc laborieuse en 1h20. :-(
La montée de l'Alpe et le virage 2, camp de base de Photo Breton!

Bilan 8h00 et 750ème grosso modo. Même sans la crevaison et les 300 places perdues à cause de celle ci, ça fait 7h45. Soit 20 min de plus que en 2007.

Next: repos puis prépa d'EmbrunMan 2008 et impasse sur le triathlon de l'Alpe d'Huez la semaine prochaine!

mardi 24 juin 2008

Cagnard sur la baie des requins (IM Nice'08)

Voilà l'été avec une bonne grosse chaleur à Nice pour une longue journée... Le parc à vélo est d'une longueur interminable pour y ranger 2300 montures finalement.

Déplacement en binome avec Raphaël. Et sur le village et lors de la pasta party occasion de croiser des têtes connues et nouvelles têtes.

Vendredi:
Petite sortie vélo jusqu'à la première bosse, puis retour par la descente du retour du parcours, bonne sensation. Essai course à pied de 3km, on est à 12.5 kmh sans forcer si ça pouvait être comme cela dimanche on se dit!

Samedi:
Dépôt du vélo dans le parc, un super rassemblement de vélo et beaucoup de carbone, des paires de zipp pour un régiment. Il avait bien quelques tonnes de carbone dans le parc!

Et au milieu de tout cela un peu d'exostime... (montage Durace pour info!)

Dimanche:
Lever 3h45, après une nuit au sommeil léger... cuisson à tour des deux gatosport au micro-onde. Amande pour moi et chocolat pour Raph.

Tout le monde au départ, et le parc à vélo est désert...
(photo (c) Catherine Fiant)

Départ 6h30 sur les galets, avec des sas en fonction du temps, changement de stratégie, je ne parts pas de derrière sur les cotés comme d'hab mais à l'arrière au milieu où il n'y avait pas trop de monde espérant enfin pourvoir prendre quelques pieds et ne pas nager seul : ERREUR !!!!!! ERREUR !!!!!!
Au bout de 200m de chahut, je me fais passer dessus au sens propre, et me retrouve donc coulé... pas cool de prendre la tasse, surtout que il faut vite revenir respirer un coup avant de se refaire passer dessus... puis au moins 200m de crawl water polo sans pouvoir remettre la tête sous l'eau... coup de stress+++ et retour de la phobie de l'eau que j'avais il y a même pas 2 ans.
Je sens que ma combi chalute plus ou moins...
Plus calme jusqu'à la première bouée... ou presque je me fais arracher les lunettes. J'ai l'impression que ça frotte dans le cou.
(photo (c) Patrick Gauthey)

Sortie australienne, je suis limite crampe de partout avec ce coup de stress :-(... je demande à un bénévole si ma combi n'est pas ouverte: "Oui de 30 cm!".
Deuxième petite boucle je nage ou large pour être tranquille.
Bilan 1h09. Pas trop de dégât en temps mais en stress et limite de crampe généralisée, j'ai du consommer mon stock de Mg de la journée!

Départ vélo, avec première course pour les Lightweight, il manque plus que crevaison pour couronner le tout avec les boyaux... Avec cet état général je vois bien c'est moyen, j'espère quand même arriver à me refaire une santé en vélo pour que la course à pied ne se transforme pas en galère.
Dans les 15 premiers km pas évident de doubler car beaucoup de monde et puis pas envie de prendre un carton.
Il fait chaud, beaucoup soif, je bois au moins une bouteille d'eau de 0,75 l tous les 20 km et parfois deux! Je suis quand même dans les chronos du tableaux de marche 5h30 à 1 minutes prêt (contre base de 5h45 lors de la reco lors du stage du mois de mai avec le club).
Je n'ai pas de super jambes et je suis limite crampes de partout (je le sens bien quand je vais chercher mes comprimés anti crampes isostar dans la poche arrière de ma tri-fonction que les muscles inter-costauds se contractent... ce qui est mauvais signe!).
Le point positif, c'est que je remonte du monde tout le long (600 au total).
Bilan 5h33 (finalement pas trop handicapé à vélo).

Départ de la course à pied, je m'attends presque résigné à l'arrivée des crampes quelques part...
4 aller retour sur la promenade des anglais en plein cagnard (au moins 35°), un ravito tous les 1,7km, ça parait proche mais il ne s'agit pas d'en louper/négliger un!
Premier aller je suis surpris d'être si bien, pourvu que ça dure! Je cours hyper en dedans à 12kmh. Demi tour et un kilomètre après je sens que ça va devenir dur, avec les deux cuissauds proche des crampes (qui rodaient depuis plus de 6h00 de course). Ralentissement et arrosage des cuissauds à chaque ravito qui permet de repartir, sauf que après 15 km, plus aucun effet.
Alors plutôt que trotinner pour finir par marcher avec deux bouts de bois comme dans le km 41 à Embrun07, je commence à marcher de la marche la plus efficace possible, je tiens un 6.5 kmh avec les arrêts à chaque ravito. 25km de marche ça use, ça use et surtout le chrono s'affole!
Bilan laborieux: 5h30 pour faire 42km. J'aurai reperdu toutes les places gagnées à vélo.
J'aurai terminé quand même!

Total 12h27, 950ème

Bravo à Raph avec 11h50, un bon vélo et bien tenu sur le marathon!

Place à la récupération, pour effacer cette course!
prochains objectifs: la Marmotte dans moins d'une semaine et l'EmbrunMan le 15 aout où l'objectif sera de bien gérer l'ensemble et de faire enfin un marathon honorable.

Photos (c) marathon-photos: http://marathon-photos.com
Photos (c) C. Fiant & P. Gauthey: http://www.flickr.com/photos/triangleevents/collections/72157603795621358/