Là où il y a une volonté, il y a un chemin

jeudi 22 janvier 2009

"Le challenge, c'est la défaite"

Cette formule pour bien commencer l'année... est de Benson Koech, l'un des tous meilleurs coureurs de 800m au milieu des années 90. Elle est dans l'esprit du fonctionnement mental des kenyans des hauts plateaux.
Si dans nos sociétés occidentales, le challenge c'est la victoire, l'objectif final étant d'essayer de gagner en mettant en place les moyens pour y arriver ; avec la maxime de Benson Koech, le moyen c'est l'entrainement, toujours très difficile (ce qui est normal) et sans lui point de salut.
Quand on est kenyan et que l'on a tout fait correctement pendant la préparation la victoire est au bout : c'est logique et limpide!
Il n'y a pas de place pour une alternative et c'est cette absence de doute qui les rend si forts... et alors ils gagnent!

Alors zou en route pour la saison 2009!


Pour le fun et avoir des idées de programme d'entrainement pour préparer un marathon comme le Marathon de Paris qui est bientôt... voici une semaine de préparation au marathon de Rodgers Rop (vainqueur de marathons, avec comme chrono 59'49 au semi et 2h08'07 au marathon).
Y a que les footings que l'on peut faire avec eux, mais pas deux par jours et pas tous les jours... et il devra faire un monologue!!!

(source: sportium, juin 2007)

mardi 23 décembre 2008

Le Père Noël ramène un Argon18 E114 de Laponie Canadienne via les cygognes

Voilà l'animal

Le Père Noël est reparti avec les roues qui doivent aller vachement bien sur son traineau! :o)

Voilà de quoi aller rouler (avec des LW par exemple) en 2009 sur quelques Ironman... y a plus qu'à trouver des jambes! ;-)

D'ici là un petit essai à Longchamp, dès que les conditions sont propices!

Pour ceux qui n'ont pas compris le sujet du message:
- argon18 E114: c'est le modèle du vélo,
- le Canada: argon18 est une marque Canadienne,
- les cygognes: je suis allé le chercher à Eguisheim, charmant village à coté de Colmar, chez Sports et Loisirs 68, en marge du marché de Noël,
- la Laponie: c'est loin, loin... mais tout près de chez le père Noël! ;-)

C'est fini, je n'achète plus de nouveau vélo, j'ai la panoplie complète maintenant! :o)

dimanche 7 décembre 2008

A l'Origole, on n'y rigole pas mais c'est vraiment sympa! (premier Trail)

Le Trail me tentait depuis un moment avec les épreuves mythiques comme la diagonale des Fous à la Réunion ou l'UTMB...
Il fallait bien commencer par quelque chose avec un format plus light pour un premier trail!
En fin de saison, avec le marathon Nice-Cannes, il ne restait plus grand chose à part la Saintelyon ou l'Origole.

L'Origole au Perray en Yvelines, donc à domicile, possibilité de s'inscrire sur place, un trail sympa, et du fun avec un départ à minuit! Par ailleurs, 3 boucles de grosso modo 25 km permettant d'arrêter facilement si besoin. Alors besoin uniquement d'un météo clémente ?

Après avoir regardé plus en détails : l'Origole ce n'est pas une ballade entre vallée de Chevreuse et forêt de Rambouillet, mais un parcours bien exigeant. Avec de la boue que je n'aime pas vraiment! Alors hésitation, j'y vais, je n'y vais pas... Pas d'excuses coté météo il fera beau. Je redécouvre le récit de l'année dernière d'Antoine: pas très encourageant. Mais finalement après discussion avec Antoine, et surtout après pression amicale d'Astérohache qui m'a rappelé ce qu'était un Golgoth, sachant que son frère Vincent y allait!
Vincent serein

Donc vendredi: c'est décidé, rendez vous à 0h00 dimanche 7/12 sur la place de l'Eglise du Perray!

Samedi, dernier point chez Vincent autour d'un plat de Lasagne pour une grande famille à nous deux et un riz au lait!

Arrivé dans la nuit au gymnase du Perray qui sera le camp de base, ambiance chaleureuse et familiale! On installe notre grand sac d'affaires de rechange dans les gradins du gymnase. Sac camelbak tout neuf avec le mini (couverture survie, pile, tel portable, un couteau multi-service des fois qu'il faille se défendre face à un sanglier ou un ours), chaussure de trail toute neuve (une sortie de 7km en foret de Fontainebleau).
Fin prêt avec le ballon de chez Minikrouk family

Briefing:

-2 points pour l'UTMB maintenant pour 75 km ça veut dire que ça ne doit pas être roulant!
-première boucle plus longue,et avec de la boue: 200m dans la boue jusqu'au cheville au km 12! J'aurai au moins les pieds au sec pendant une heure! Oui je crains de me prendre des ampoules et faire un remake d'Asterohache lors de son premier trail...

00h00: départ. 2 km de bitume avec un VTT en guise d'ouvreur, c'est cool, avec Vincent on part devant pour ne pas se trouver pris s'il y a un goulot d'étranglement (dans nos rêves?). Première fois que je cours avec un sac à dos, un peu gêné mais on va si faire! Vincent calme le ryhtme au bout de 1km...
Virage à gauche dans un chemin large. Ah oui c'est humide avec de la boue. On ne voit pas grand chose, et splash... merde ça y ait j'ai mis un pied dans la flotte.
Je suis et cherche les rue balise réfléchissante placée tous les 25 à 30 mètres. Heureusement que je suis car je ne les vois pas et je regarde où je mets les pieds... euh comment je vais faire si je me retrouve seul ?
Au bout de ??? bifurcation et chemin à droite, et 100m après à gauche, les gars devant franchisse le fossé pour partir en foret! Mais où est le chemin ? surement un single track recouvert par les feuilles ? Je cherche un peu, mais que dalle! Hyper concentré je commence à voir les balises sur les arbres et les branches. Mais comment font ils devant pour regarder où ils mettent les pieds et chercher les balises! Faut pas que je décroche sinon je ne vais plus avancer... Mais alors le trail ce n'est pas que sur chemin ? ok, j'en prends note!

On retrouve par moment des chemins larges, mais c'est bien boueux et ça colle, là vraiment boueux: le premier chemin c'était QUE humide. Je regarde ma montre mais ça ne fait pas une heure que l'on court, ce n'est donc pas la boue jusqu'au cheville. Ah bon ?
Puis un peu de single track quand même, ça doit être celui des sangliers!
Vienne des montées, je découvre le principe la trajectoire est perpendiculaire aux lignes de niveau! Et idem pour les descentes!
Ok, j'ai compris: je croyais que la course à pied du midi avec les collègues feraient un bon entrainement à la course en trail: QUE DALLE! Là où on court c'est des boulevards tout plat!!!

Passage d'un hameau, et zou la rue balise fait passer sur une barrière! On rentre dans le parc d'un château qui apparait au bout d'une allée! C'est cool & nice & premier contrôle!

On se retrouve vite seul ou bien par petit groupe de 2 ou 3 au gré des progressions.

Vient le km 12 somewhere, on passe de la boue à la cheville à la boue au dessus de la cheville, voire mi-mollet. Je dois avoir les chevilles très basses. ;-)

Pour compléter, quand c'est plat et pas boueux, on est souvent en dévers sur la pente. Ca permet de travailler les appuis... ;-).

Par moment, le brouillard qui tombe est dense et cela devient difficile de voir la prochaine balise.

La visibilité du parcours se résume à la prochaine balise, quand on a de la chance d'un coup d'œil on en voit 3 ou 4... et puis des fois on n'en voit plus, alors pas question de partir à l'aventure (il fait bien nuit noire!): a plusieurs en route pour jouer à qui trouvera la première la balise pour le dire au copain, seul si tu trouves pas t'attend du renfort! Evidemment en s'arrêtant avec son souffle ça forme un brouillard qui reste en suspension et permet d'encore moins voir!

Occupé à concentrer le faisceau de sa frontale sur le sol 1 à 2 mètres devant, j'en oublié que je suis en foret qu'il peut y avoir des branches basses : alors je m'en suis évidemment pris une bien! Bon alors un truc de plus à surveiller, pas question de s'endormir ou rêver!

J'oubliai de temps en temps : la pente trop raide, un talus trop haut à franchir, une branche, un tronc, une ronce, et petit plongeon sur l'avant ou l'arrière, mais la boue et les feuilles ça amortie bien!!! C'est cool!!!

3h06: retour au gymnase!
Ambiance sympa de PC course + buffet : une bonne soupe + quelques sandwichs jambons, saucissons et fromages.
Changement de veste, pour les chaussettes... euh... c'est un carnage, on va pas fouiller dans la boue!
Tout va bien, alors on repart pour un tour (à part le ballon qui n'a pas résister) !!!!! :o)

3h20 départ pour la deuxième boucle un A/R aux Vaux de Cernay! Je connais de jour en vélo, mais là a priori c'est sec mais des montagnes russes pour aller chercher du dénivelé!
Aller au sud ça monte et descent, mais sur la carte au départ c'était bien au nord que on croise le plus les lignes de niveau: Eh oui bien vu!
Dans les descentes, comme en VTT je traine et me fait rattraper...
Le retour par le Nord est effectivement comme imaginé, un début très sympa, mais à force on commence à trouver ça un peu long... je fais l'élastique avec deux gars qui me sème en descente et que je rejoints en montée!

8h30: retour au Gymnase. Ca fait 52 km pour 1400m de dénivelé.
Je me contente de la formule Entrée + Plat, pas de Dessert donc, j'aurai forcément du durcir et ensuite la récupération d'après course aurait été longue et pour une première expérience c'est bien. Un bon "entrainement" qui servira surement au marathon sur Ironman...
Finalement, les pieds mouillés les chaussures pleines de terre, on oublie vite... mais ça fait presque peur en les voyants! ;-)

Je retrouve Vincent qui sort de la douche et se contente également de 2 boucles!

C'est une course quand même, alors 14ème à la première boucle en 3h06 et 29ème en 7h28 après la deuxième boucle (j'ai trainer un peu entre les deux boucles et je me suis fait doubler un peu dans les descentes principalement).

Le gagnant: 7h54 pour 75 km, soit 9,5 km/h : pas besoin de commentaire pour dire que ce n'est pas roulant!

Maintenant, je sais ce que ça veut dire T R A I L. Je n'étais vraiment pas préparé à part que je sais courir et j'ai l'endurance pour le long (jusqu'à 10-12 h d'effort j'entends), et que j'étais pas trop mal équipé. Manque d'entrainement de course en "vraie" foret hors des sentiers battus et des montées descentes raides qui tirent sur les mollets et tapent dans les cuisses (l'absence de technique en descente ça manque et ne s'invente pas!) ; et la découverte de la course de nuit à la frontale ça change pas mal les sensations! Et n'ayant pas l'habitude de courir avec un sac à dos, j'ai chopé des courbatures dans les bras et pourtant je n'ai pas couru à 4 pattes, ni nager dans la boue et les rigoles!!!

L'Origole, on ne rigole pas. :o)
Mais c'est vraiment sympa: l'ambiance, l'organisation et les bénévoles (en particulier ceux qui passent des heures dans la nuit et le brouillard à un carrefour sans bouger!), le parcours (même si je n'aime pas la boue), courir de nuit, l'aternance marche à pied dans les montées et course à pied sur le "plat", les compagnons de chemins...

Ce trail mérite donc le label de "Trail de Golgoths"!

Golgoths de tout pays allez y & vous ne saurez pas déçu!!!!!!!!

site internet de l'Origole:
http://pagesperso-orange.fr/alternature.3R/lorigole.htm

mercredi 26 novembre 2008

Un cachalot sous l'eau

Après les débuts d'un cachalot dans une piscine raconté ici.
Il y a eu l'histoire du cachalot coulé dans la baie des anges à l'IM de Nice cette année.

Hier, nouvel exploit: le cachalot à touché le fond de la piscine.
Eh oui, hier soir pour le fun de la trêve hivernale au programme un 8x50m avec non pas un départ toutes les 10" mais un touché de fond à l'aller et une roulade avant au retour en milieu de ligne!
La troisième tentative aura été la bonne pour enfin touché le carrelage à 1,90m sous l'eau... pour la sortie c'est un cachalot pas très zen aux naseaux bien rincés qui vient de passer sous un super tanker!

Merci Nico!

samedi 15 novembre 2008

Marathon Nice-Cannes 2008 : 3h11'

Voila le dernier objectif sportif de 2008, avec le marathon Nice-Cannes.

Après 10 jours tourmentés dans le sud, superbe week-end avec soleil au programme.
Départ d'Antibes avec Thierry pour prendre le TER pour Nice, il est 7h00 du mat et le TER est bondé avec une joyeuse ambiance!

Objectif 3h00, ou plutôt 2h59'59"... ben oui vu le titre du post, ça n'a pas marché! :-(

Départ depuis l'emplacement du sas vélo de l'Ironman... derrière les 10 keynians!
cette fois la promenade des anglais est avalé à grande vitesse... le ballon des 3h00 est parti vite et est devant, on est à 4'00" au kilo : c'est trop! Je le rattrape puis sur la lancé je le passe car préfère être à mon rythme plutôt que faire l'élastique. Je ma cale à 4'10" au kilo comme prévu -- sauf que le cardio est à 164 plutôt que 160 comme d'habitude, mais tant pis je suis bien!

Jusqu'au semi bien régulier entre 4'10" et 4'11" au kilo. On vient de passer les remparts d'Antibes et jusqu'à présent c'est plat. Semi en 1h28'. Puis route vers le cap d'Antibes, et 2 montées pour basculer le cap (vers km 26), les jambes commencent à être un peu lourde mais tout va bien et je suis en 4'15" au kilo.

Au km 33, tout va et je suis dans les temps pour les 3h00...

Km 34, montée pour rejoindre la nationale et passer sur la ligne de chemin de fer... Aie Aie, c'est la montée de trop ou c'est le mur... je commence à ralentir... Puis je sens les crampes pas très loin. Petit détour dans Cannes et on rejoint les bords de mer: vers km 36: première crampe dans les adducteurs et les cuisses : je marche un peu. Les 3h00 sont enterrés! Km 38: rebelotte.

Je me fais passer par Thierry vers le km 39... et km 40 à nouveau crampes, cette fois assez terrible et il faudra 3 minutes pour arriver à les faire passer pour recourir ou plutôt se trainer sur les 2 derniers km... A coté les crampes du km 41 à Embrun en 2007 c'était de la rigolade!

Je termine en 3h11', un peu déçu... derrière Thierry en 3h06'.
A priori, en plus des crampes, fait un début d'hypoglycémie également!
Surement que dans la préparation, les 15 derniers jours assez chargé côté boulot avec pas mal de déplacement on généré de la fatigue.

Par rapport à mon premier marathon Paris en 2000 (3h25'), une fois franchie la ligne d'arrivée et dans les jours qui suivent j'aurai beaucoup mieux récupéré cette fois!
A voir, pour trouver la place d'un marathon en 2009, dans le programme des ironman pour rejouer!

dimanche 12 octobre 2008

20 km Paris 2008 - 1h18'32"

Objectif: Marathon Nice Cannes le 9 novembre 2008.
Préparation: 2 mois après la récupération d'Embrun.

J'enchaine donc les kilomètres, avec un mois de septembre record de 200 kilomètres de cap avec beaucoup de qualitatif (par rapport aux 130 à 150 kilomètres de cette année 2008, déjà en progression par rapport aux 100 à 130 kilomètres en 2007).

C'est donc au milieu d'un enchainement de bonnes séances, qu'avec Thierry nous avions placé les 20 kilomètres de Paris en guise de semi-marathon de préparation. pas forcément fait des économies pour cette course avec un 9x800m sur piste jeudi dernier.

Départ au 20 kilomètres au Trocadéro, grand soleil, dans les 18 degrés (il fait presque trop beau!), départ dans le sas des moins de 1h20': c'est cool!!! même si les jambes légèrement lourdes à l'échauffement et du mal à faire monter le cœur au delà de 150 pulses malgré des allées retour dans la montée du Troca!
Départ: dans la montée (30m de D+) un peu de trafic et il faut zigzagué un peu. 2ème kilo avenue Kléber en faux plat descendant ça déroule vite (un peu trop vite pour moi, mais tant pis, on est la pour la préparation et le fun et tant pis si ça se paye un peu à la fin): 3'35".

Petite ballade sympa dans le bois de Boulogne.
Retour dans Paris pour le passage du 10 kilo en 38'40".

Puis les quais de Seine avec le fameux tunnel pour rejoindre le Louvre, entre temps au kilo 13, Thierry me passe devant avec une bonne petite accélération qui fait que je ne peux pas prendre l'aspi d'autant plus que je commence à avoir plus de mal à tenir sous les 4'00" au kilo! Les km 14 et 15 avec les tunnels sont catastrophiques en 4'04" et 4'08".
Retour vers la Tour Eiffel pour un chrono de 1h18'32" (258eme/21045).
Extrapoler sur semi-marathon, cela correspond à une progression 50" grosso modo par rapport au semi marathon de Rambouillet en février 2008. Sachant que pas forcément frais et parti un peu trop vite, cela laisse l'espoir de pouvoir faire mieux sur semi et surtout de faire un bon marathon dans un mois!

Bien récupéré, et prêt à continuer à courir ;-).

D'ici le marathon rendez vous à choisir entre le 10 km de Neuilly ou celui de Nanterre le we prochain!

Fin de saison 2008 ?

Depuis Embrun, un peu de repos à Ibiza...
avec un peu de natation en mer avec un grand choix de plages,
entrainement avec une baleine et un crocodile dans une piscine de 8m (ça ne laisse plus beaucoup de place pour un cachalot!).


Ensuite, j'aurai pu rêver d'aller faire un triathlon au soleil à Monaco et jouer au pied du casino
ou bien aller affronter les éléments du coté de Gérardmer.

Mais finalement, ce sera aller faire le marathon Nice Cannes début Novembre 2008 avec Thierry, histoire d'aller pulvériser ma vitesse de croisière lors de la cap de l'Ironman de Nice
ainsi que mon unique temps de référence sur marathon sec de 3h25' en 2000 à Paris!