Là où il y a une volonté, il y a un chemin

lundi 7 novembre 2011

Racing at Kona

Ce 8 octobre 2011, ce n’est plus être à Kona mais être dans Kona, après avoir tant de fois vu/entendu cette course je me retrouve dans la course et son immense aire de jeu qui a plus du passage dans une «sorte» de monde parallèle que de l’immersion dans un grand parc d’attraction que les américains savent si bien faire (et le business de la WTC est vraiment oublié).

Descente depuis notre maison, camp de base de la fine équipe du 75-5382 dans la montagne (code qui n'a rien à voir avec Paris même si on y entend l'écho de "la chanson de Javier Pastore"), avec Nick conduit par Antoine pour la mise en action du premier étage de la fine équipe.
Je connais tout le rituel vu et revu, vu l’installation autour du Pier la veille (un si petit lieu où tant de concentration) mais manque quelques petits bouts de transition et pas besoin de les chercher en suivant le flux des triathlètes avec Nick.
Première étape, le marquage, le classique des triathlons avec le gros coup de feutre noir indélébile, qui devient ici quasi un cérémonial avec le marquage aux tampons pour de beaux nombres sur chaque bras par 2 bénévoles avec un protocole digne des cérémonies royales, pas étonnant nous sommes dans l’arrière cours de l’hotel Kamehameha du nom du roi d’Hawai. Incroyable tout est fluide, pas d’attente tellement le nombre de bénévoles est grand.
Puis direction le parc à vélo avec des bénévoles pour nous guider tous les mètres, où je retrouve Nick que j’avais perdu de vue, on traverse des stands énormes avec de la crème solaire, vaseline, boisson énergétique. Tout va très vite, ... trop vite!
Vérification du vélo et gonflage des boyaux, un petit passage aux toilettes où je retrouve Nick à nouveau et Jean Baptiste R au passage le temps de faire une petite photo (maloha!).
L’ambiance dans le parc est très calme, peu de bruit dans les hauts parleurs…
Puis en sortant du parc, retrouve la représentante matinale de la fine équipe avec Charlotte (et un grand sourire matinal ;-) avec son premier café de la journée au milieu d’une foule déjà bien dense.
Puis il est temps d’aller à l’eau, les PROs sont partis (30 min avant nous). Le Pier est devenu une arène géante de 300° tout autour du monde sur les murets, les cailloux, que d’émotions. Dans les images vues auparavant, j’avais vu du public uniquement le long du Pier, mais il y a du monde partout ! Je croise David L et prenons le temps de papoter un peu, et dernière accolade avec Nick pour THE DAY de l’année 2011.

Natation :
Direction le départ sur la gauche, en contournant une voiture Ford sur un iceberg noir (la glace locale c'est de la lave bien noire!) en plein milieu. Pas de décompte et le coup de canon surprend quasi. C’est parti. Le niveau natation étant plus élevé que d’habitude aucune baston pour moi. Une petite houle (pas si petite que ça, mais pas question de se laisser intimider!) mais avec tous les bénévoles en paddle, kayaks, bateaux et le mat du catamaran du demi tour à 1.9km, c’est une autoroute, juste défoncée avec cette sacrée houle. RAS. Je me sens pas trop mal et ne subit pas : de toute façon "c’est qui qui commande"! Approche alors le fameux escalier de la sortie de l’eau, 1h17 au chrono : parfaitement dans les temps du tableau de marche : cool.

T1 :
Le passage sous les douches rapido (plus symbolique que dessalage) et la transition pour aller courir sur la (fameuse) moquette verte (vu nul part ailleurs) pour prendre mon vélo (facile à repérer il n’y en a plus beaucoup autour!). 1250eme à sortir.

Vélo :
Du trafic sur la première boucle et la descente de Palani où no passing est la consigne! et le premier A/R dans Kona sur Kuakini, avec la fine équipe Hervé, Olivier et Charlotte au check point.
Je commence à doubler sans trop de gêne même si gros trafic, la montée de Palani puis la Queen K : c’est parti pour le big A/R. Puissance nominale et régime optimum, remplissage des réservoirs en vol à chaque station et réduire le vide avec chaque vélo en point de mire du premier au dernier mile! Ravito d’une longueur incroyable et à 40kmh, j’arrive sans trop de mal à récupérer les bouteilles de PERFORM (livrable et delivrable tous les 10km ici ;-), autonomie assurée coté réserve en solide.
Passage de la 1250 à la 420ème place, ce qui permet de voir du monde du premier au dernier kilomètre et de se faire une opinion sur l’habituelle question du drafting. Je n’ai pas eu l’impression de voir beaucoup d’arbitre, mais la course est relativement propre, les penality-box ne se tournent pas les pouces : positif finalement... Vu qu’un seul peloton vers le km 60, au moins 30 ou 40 vélos : vraiment des cochons : ils prenaient toute la voie, je prends le risque de passer la ligne centrale pour les dépasser avec un petit coup d’accélérateur pour me mettre devant et temporiser. Je me fais avaler si tôt, engloutir et je m’empresse d’en sortir mais aussi difficile que de sortir d’un sable mouvant, éclaircie et coup d’accélération pour s’en extirper définitivement : grosse bande de cochons!
Au bout de 2h la moyenne est proche de 39kmh, le ciel et la mer sont bleus et suis confiant pour le sub 5h pour le vélo.
La partie de route au revêtement moins bon, est l’occasion de se distraire en croisant les PROs qui reviennent. Montée de Hawi avec un vent raisonnable, puis le fameux demi tour d’Hawi et le passage sur un tapis de chronométrage : « je suis là dans les temps ».
La fin du retour, vers l’aéroport à 15km de la fin, je reprends Arnaud C et David L et en est assez surpris. A la hauteur d’Energylab la fine équipe Antoine, Fab & Glad sont là!
4h56’ à ma montre (4h57’ officiel) le sub 5h dans la poche!

T2 :
J’avais bien préparé l’enlevage des chaussures de vélo avant la petite descente de la fin. Ouah! Retour de la foule et retour au parc à vélo avec toujours sa belle moquette verte, les jambes vont bien ! Chaussures de running et visière X-pier et c’est parti pour 42km.

Cap :
la petite remontée pour le petit détour avec Hervé et Olivier au poste (depuis le vélo du matin auraient ils pris racine ?!) avant Hulalai et l’A/R sur Alii Drive. Passage devant Lava Java et le Lulu’s mais pas question de flâner et direction les petits rollers d’Alii Drive, avec au passage Charlotte, et 1 mile plus loin le pauvre Thierry avec Laurence. Je croise Nick en bonne position et concentré : c’est cool! J’attends la remontée d’Arnaud C et David L, mais il faudra attendre le retour de Alii Drive pour les voir passer. Pour moi, retour de Alii Drive cool comme prévu, les jambes sont très bien. Après vérification du chrono j’ai 3h40 pour boucler le marathon et le sub 10h00 au final, je suis dans les clous et suis je trop confiant ?… Retour je recroise Thierry à encourager alors qu’il aurait dû être de la partie, puis Charlotte qui fait quelques hectomètres à 12kmh devant Lava Java et me montre les tags made in BBB (banlieue Boulogne Billancourt). Bifurcation Hualalai et Kuakini, Piero en embuscade pour shooter un coup.
La montée de Palani en mode ralentie – limite marche / « Relax-Take your time ».
Arrivée sur la Queen K, je repars, sans agressivité pourtant, et les adducteurs ont décidé d’entrer sur le devant de la scène avec une petite crampe qui sera en fait la première d’une série, histoire de vouloir faire durer le moment de cette course et en profiter un maximum… à débattre avec le système central ! Du coup la vitesse chute et recherche un maximum de relaxation pour les faire disparaître. Si jusqu’à présent je gardai grosso modo ma place, maintenant je recule et ça double… Aux ravitaillements j’augmente l’apport de liquide en coca et PERFORM (livrable et delivrable tous les miles), ces crampes pouvant avoir une partielle origine dans une légère déshydratation. Je croise Nick qui est sur le retour super bien placé : suis méga-content pour lui. Avant de tourner vers Energylab et jusqu’au pied de la remontée, un état de grâce (passager) et tout va bien, est l’effet de croiser nos fidèles supporters de la fine équipe (en train de cuire!) toujours là ou la magie d’Energylab? Pressé de passer sur le tapis tout au fond pour dire aux internet-trackers qu’il y a juste un peu de retard mais tout va bien? Le retour sur la Queen K plutôt descendant n’aidera pas à augmenter l’allure, pas très vite mais pas long pour autant, en rien une espèce d’ « infinity ». Depuis quelques miles j’ai oublié le sub 10h00, mais autant profiter de la course sans prise de tête, reste la certitude que je ne serai pas un night-finisher (équivalent à moins de 11h30 de course grosso modo)! Dernier petit roller pour la descente de Palani où Thierry S est toujours à la chasse.
Le final, Jean Michel me passe, m’invite à le suivre, ça aurait été avec un énorme plaisir, mais les adducteurs veulent la jouer solo définitivement!
Un petit bout de Kuakini. Descente de Hulalai et virage à droite sur Alii Drive pour le final, les jambes s’emballent et je suis de nouveau à 12kmh. Effet psycho (émotions) ou refus de la moquette finale par les adducteurs qui re-crampent à la voiture Ford. Les derniers 200m avec le sourire mais pas vraiment une foulée aérienne (et zut je passe comme ça sous les yeux du Coach et de la fine équipe) !
10h18’ (à 10 secondes près mon meilleur chrono sur IM). La vendetta sur le chrono pour une prochaine fois si l’occasion se présente! 630ème et 200 places de perdu en course à pied pour le détail de la petite histoire.
« YOU ARE AN IRON-MAN » qui dans le Pier de Kona résonne différemment et dont l’écho pourrait ressembler à « YOU ARE A KONA-MAN »!

UNE IMMENSE JOIE!!!

Retrouvaille avec la fine équipe : Nick et nos fidèles supporters dans l’espèce de garden party post race avec les finishers et leur entourage. Une énorme journée!

La fine équipe du 75-5382 à J-1,
pendant que je faisais la sieste et que Nick préparait le plan de bataille du jour J avec la mission de chacun : où comment à 8 quadriller toute la course de l’intérieur (entre le Pier, Alii Drive et Hawi) et de l’extérieur (entre Alii Drive, le Pier, Palani Road, Kuakini Hwy, Hualalai, la QueenK et EnergyLab)!

Le temps d’aller récupérer les vélos remonter à la maison… et redescendre sur le Pier et la finish line pour applaudir les derniers finishers dans une ambiance de folie! Des hommes de plus de 70 ans, voire 80 ans et des femmes jusqu’à 70 ans. Jusqu’à cette femme qui sera finisher uniquement dans le cœur (dixit le speaker) pour 4 petites secondes au delà du couperet des 17 heures de course!

Mahalo nui loa! Merci à vous toutes et tous!

Et rien de grave: si vous n'avez pas compris un clin d'oeil et/ou si vous n'en avez pas trouvé un! ;-)

5 commentaires:

SC a dit…

yes YES YEEEEEES. on l'attendait avec impatience ce super CR de Golgoth. You're the man. Seb C de Genève.

Arnaud Constans a dit…

Ah que de souvenirs.
Je me souviens encore quand tu m'as passé en vélo. J'étais en train de m'endormir à 15km de l'arrivée à T2 : tu m'as réveillé et relancé. Mahalo !

JB a dit…

ça donne envie, après 26 ans de triathlon j'espère toujours ma retrouver à ta place. Félicitations pour la perf

Anonyme a dit…

allez le voir en action!!!!
www.dailymotion.com/cornofulgure

Test Guide a dit…

enjoy your self very lovely post i got this.